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dimanche 20 juillet 2008

Le sommeil polyphasique


En m’aventurant sur internet, j’ai découvert un groupe de personnes qui pratiquaient une drôle de discipline qui s’apparente à la quête du « grâle… du sommeil. »

Le sommeil polyphasique consiste à s’imposer plusieurs périodes de sommeil éparpillées sur toute le journée au lieu de mettre toute votre dose de sommeil en une seule session longue pendant la nuit (qui doit être de 7h au minimum.)

Une des formes connues du sommeil polyphasique appelée « emploi du temps de sommeil d’Uberman, » vous suggère de dormir de 20 à 30 minutes six fois par jour, avec des siestes séparées toutes les 4 heures du jour (24h/4h= 6 siestes de 20 à 30 mn de chaque.) Ca veut dire que vous ne dormez que de 2 à 3 heures de sommeil par jour. Donc je viens de découvrir ce que veut dire que le sommeil polyphasique, mais jusqu’à présent je ne l’ai pas encore testé. Et comme il semble y avoir plusieurs emplois du temps possible au sommeil polyphasique, il serait intéressant de voir le genre de résultats pratiques qu’ont certains adeptes de cette discipline.

Sous cet emploi du temps particulier du sommeil polyphasique, vos sessions de sommeil pourraient être à 2H, 6H, 10H du matin, et à 14H, 18H, et 22H du soir. Et à chaque fois que vous dormirez de 20 à 30 minutes, ça peut être intéressant, parce que ces moments de sommeil sont séparés par la même période de temps, qu’il s’agisse de nuit ou de jour, et ces intervalles sont constants de jour en jour aussi, donc vous pouvez toujours maintenir un emploi du temps de sommeil régulier quotidiennement, même s’il est très différent.

Comment cet emploi du temps du sommeil fonctionne-t-il ? Il est admit que ça vous prend environ une semaine pour ajuster votre sommeil à ce nouveau cycle du sommeil. Un cycle de sommeil normal est de 90 minutes, et le sommeil paradoxal se situe à la fin de ce même cycle. Il faut savoir que le sommeil paradoxal est la phase la plus importante du sommeil, c’est là où on fait des rêves. Mais si on est privé du sommeil paradoxal pendant trop longtemps, on pourrait souffrir de sérieuses conséquences néfastes.

Le sommeil polyphasique conditionne votre corps à apprendre à entrer en phase de sommeil paradoxal immédiatement lorsque vous commencez à dormir, au lieu que ça ne vienne que bien plus tard dans un cycle de sommeil normal. Donc, au début de votre première semaine avec le sommeil polyphasique, vous ressentirez un peu de privation de sommeil alors que votre corps sera en train de s’adapter à des cycles de sommeil plus courts. Mais après votre adaptation vous vous sentirez bien, et peut être même mieux qu’avant.

Vous aurez besoin d’un peu de discipline pour réussir à effectuer cette transition à ce nouveau cycle, aussi bien à un emploi du temps flexible qui le permet. Au moment ou vous serez entrain de dormir beaucoup moins qu’auparavant, il est apparemment très important de dormir précisément aux intervalles qu’il faut et ne pas rater de siestes.

Certaines personnes qui ont essayé ce cycle de sommeil, ont parlé d’une augmentation importante de leur niveaux d’attention et d’énergie, ainsi que de rêves plus vifs et des rêves lucides plus fréquents, et bien évidemment, beaucoup de temps libre en plus. Certaines personnes ont aussi échoué, mais dans ces cas ces personnes n’avaient pas été strictes quant au respect de cet emploi du temps spécifique des siestes, car elles avaient eu un excès de sommeil pendant l’une des siestes.

Un des effets secondaires de l’adaptation à ce nouvel emploi du temps de sommeil polyphasique, c’est que vous aurez besoin de manger plus qu’avant puisque vous passez plus de temps à bouger. Il semblerait aussi que les effets sur la santé de ce type de sommeil à long terme ne sont pas encore connues.

Les points faibles de ce cycle de sommeil polyphasique, c’est qu’il n’est pas flexible. Certains disent que vous pouvez vous reporter certaines siestes d’une heure si nécessaire, mais rater une sieste peut causer un endormissement rapide et involontaire qui vous prendra une certaine période de temps pour vous en remettre. Ceci veut dire que vous n’avez que 3h30mn d’éveil entre les siestes, et 4h30mn si vous poussez un peu la limite. Donc, ceci peut restreindre un peu vos options. Evidemment, vous aurez besoin d’équilibrer ce sacrifice contre la récupération de beaucoup d’heures de temps libre quotidiennes, chaque jour. Un échange intéressant…

En tout cas une chose est sure : c’est vraiment un truc très bizarre. Et c’est pour ça que ça peut vraiment donner envie de tenter le coup, surtout pour les personnes qui trouvent que 17h d’éveil, ce n’est pas suffisant pour faire tout ce qu’on aimerait faire en un jour.

Si vous êtes par exemple un architecte débordé, un écrivain hyper productif, ou un designer en plein dans le feu de l’action, que vous avez un minimum de contrôle sur votre emploi du temps et qu’en plus, vous ne dormez déjà presque plus dans la rythme dans lequel vous vous êtes profondément empêtré, alors peut être vaudrait-il la peine d’essayer ce cycle de sommeil polyphasique (en admettant que vous ne dormez plus que 3h par jour depuis une certaine période de temps maintenant, que ça vous fatigue et que vous voyez que vous serez obligé de continuer à le faire pendant une certaine période encore.) De toute évidence, puisque chaque personne est faite différemment, les expériences pourraient varier d’un dormeur polyphasique à un autre.

Si jamais vous décidez de vous essayer à ce type de sommeil, faites attention du moins à ne pas tomber dans ce piège de dormir plus que 30 minutes ou de sauter une sieste. L’idéal serait de vous faire aider par un proche ou un colocataire affin qu’il ou elle puisse avoir un recul sur votre expérience et vous aider à vous adapter à ce nouveau cycle, surtout pendant le début de l’adaptation. Car pendant la première semaine, vos niveaux d’attention et d’énergie peuvent chuter par rapport à la normale. Donc, une suggestion serait de ne pas envisager d’efforts physiques importants pendant les quelques premières semaines à venir de votre sommeil polyphasique. Pourquoi pas pendant des vacances ?

Aussi, je ne vous conseillerai pas d’essayer ce cycle si vous avez un travail à haut risque d’accident physique à cause d’un manque d’inattention, je pense à d’éventuelles machines qui demandent une vigilance particulière. Dans le même contexte, éviter de conduire serait tout aussi sage. On ne sait jamais. C’est pour ça que la présence d’une deuxième personne est importante pour votre sécurité au début de votre expérience, si jamais vous vous décidez à la faire.

Personnellement je n’ai pas encore eu besoin de ce cycle de sommeil polyphasique, même s’il m’est déjà arrivé de sauter plusieurs fois jusqu’à 48h sans dormir (non je ne suis pas une bête d’éveil je vous rassure, au bout d’environ 28 heures les nivaux d’attention et de créativité commencent à baisser…) mais je suis certain de m’y essayer si jamais j’en ai besoin (par exemple pendant une urgence à se former à de nouveaux outils ou aptitudes avec un emploi du temps chargé…)

En tout cas, une chose est sure ; si jamais j’entend parler d’un gars qui, disons, à souffert d’un malaise « définitif » suite à l’utilisation de ce cycle de sommeil qu’est le sommeil polyphasique, je vous tiendrai certainement au courant, bonne chance aux polyphaseurs ! ; )

2 commentaires:

Colin a dit…

Je ne pense pas l'essayer un jour, ou du moins pas maintenant, mais ça peut être intéressant ! Article très bien écrit encore, comme toujours ;)

Karim a dit…

Merci Colin ; ) ça fait plaisir de lire le tout premier commentaire sur ce nouveau blog ^^

A toute!

Karim.