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jeudi 31 juillet 2008

Neurologie des objectifs à atteindre

L'art d'atteindre ses objectifs

Vous êtes-vous déjà demandé ce qui se passe dans vos têtes lorsque vous vous imposez des objectifs à atteindre ? Eh bien, la réponse pourrait vous étonner, il se passe bien plus de choses que ce que vous ne le pensez.

S’imposer des objectifs à atteindre n’est pas aussi simple que de décider des choses que vous voudriez accomplir, et travailler pour les obtenir.

D’après des résultats de recherches en psychologie et en neurologie, lorsqu’on s’imposer des objectifs à atteindre, ça veut dire : nous projeter directement dans la situation de réussite et d’atteinte des objectifs. Ceci en déterminant un sujet/question comme étant un objectif (–petit ou grand/dans le futur proche où dans le long terme- )

Une partie de votre cerveau croit que les objectifs que vous désirez atteindre font partie intégrante de « qui » vous êtes. Le fait de déterminer les conditions qui vous poussent à travailler pour atteindre ces objectifs, finit ainsi par satisfaire l’image que se représente le cerveau de lui même.

Apparemment, le cerveau ne peut pas distinguer entre les choses qu’on veut avoir et les choses qu’on possède déjà. Neurologiquement, notre cerveau considère l’échec d’atteindre nos objectifs de la même façon qu’il considère la perte d’une possession qui a pour lui une grande valeur. Et tant que l’objectif n’a pas été atteint, on aura échoué à l’atteindre en ayant créé une tension constante que le cerveau tente de résoudre.

Normalement, la tension est résolue en nous poussant à travailler pour atteindre l’accomplissement. Cela dit, dans plusieurs cas, le cerveau se contente de répondre à la perte, en nous faisant sentir peur, anxiété et même angoisse, selon qu’on ait atteint notre objectif ou pas encore.

L’amour, la perte, la Dopamine et nos rêves.

Les fonctions du cerveau sont régulées par des substances chimiques appelées « neurotransmetteurs. » Vous avez certainement déjà entendu parler de la « Sérotonine » qui joue un rôle important dans notre vie émotionnelle. La plupart des médicaments antidépresseurs efficaces qui sont vendus sur le marché sont des inhibiteurs de la reprise de Sérotonine, c’est à dire qu’ils régulent les niveaux de Sérotonine dans le cerveau, ce qui conduit à des humeurs plus stables.

Ceci dit, il existe un autre neurotransmetteur un peu moins connu, c’est la Dopamine. Entre autres, la Dopamine agit comme un motivateur, créant ainsi une sensation de plaisir lorsque le cerveau est stimulé par l’accomplissement. La Dopamine contribue aussi au le maintient de l’attention.

Donc, la dopamine joue un rôle majeur en nous aidant à rester concentré sur la réalisation de notre objectif, en récompensant notre attention et notre concentration par l’amélioration de notre humeur. Ainsi, nous nous sentons bien lorsque nous travaillons sur l’atteinte de nos buts.

La Dopamine, elle, est liée au besoin, au désir. L’atteinte de l’objet de nos désirs libère la Dopamine dans notre cerveau et nous nous sentons bien tout de suite. Dans une situation contraire, la frustration de nos désirs nous prive de dopamine, ce qui cause anxiété et peurs.

L’un des désirs les plus importants est l’amour romantique : celui qui dure pour toute la vie « jusqu’à ce que la mort… » Rien n’est surprenant lorsqu’on sait que l’amour romantique est soutenu, au moins en partie, par le flux constant et régulier de Dopamine pendant la présence –réelle ou imaginée- de notre vrai(e) amour(e). La perte d’un amour romantique cause une pénurie de Dopamine, et c’est pour ça que ça peut donner la sensation d’être en train de mourir. Votre cerveau répond en déclenchant toutes sortes de réponses à caractère anxieux.

Voici qu’apparait l’obsession, lorsqu’on passe à des niveaux supérieurs de besoins croissants en récompenses de Dopamine, les specialists des persecutions vous avertiront contre tout type de contact avec un persécuteur, qu’il soit positif ou négatif, simplement à cause de la moindre réponse à un activateur qui va satisfaire ce mécanisme de récompense chez le persécuteur. Si par exemple vous laissez votre téléphone sonner pendant 50 fois, et que vous décrochiez au bout de la 51ème sonnerie pour dire « ça suffit » à votre persécuteur, il ou elle aura obtenu sa récompense et elle se dira que la prochaine fois, elle n’aura qu’à attendre pendant 51 sonneries pour avoir ce qu’elle veut.

La possession

Mais l’amour romantique n’est pas le seul genre de désir qui peut créer ce type de dépendance à la Dopamine. Même la détermination d’un simple objectif à atteindre peut devenir une obsession, une fois que votre pensée aura déterminé un ensemble de possessions.

En fait, les possessions dépassent le simple contexte légal pour accéder à un niveau neurologique. Lorsque quelque chose nous appartient, on y investit une partie de nous-mêmes, et ça devient une extension de notre propre personne, constituant ainsi une partie intégrante de notre identité par un phénomène de dotation. Ce phénomène se traduit par la prise en possession de quelque chose : une idée, une personne. On est ainsi très peu enclin à se passer de ce que nous considérons comme étant nos possessions, et les perdre serait considéré comme une perte grave.

Ce qui est intéressant, c’est que les chercheurs ont trouvé que ce phénomène de dotation n’a même pas besoin qu’une propriété ou qu’une possession n’entre en jeu. En fait, il nous suffit d’avoir une attente raisonnable d’une possession future pour commencer à considérer quelque chose comme étant partie de nous-mêmes (comme ce qu’auraient senti des amoureux qui se seraient séparés, des joueurs de casino qui auraient perdu, ou un enfant de 8 ans à qui on aurait refusé un jouet dans un magasin.)

Et nos objectifs à atteindre dans tout ça ?

Alors, que représente tout ça pour les personnes qui avaient déterminé des objectifs à atteindre sans y réussir tout à fait ?

D’une part, un avertissement contre la détermination d’objectifs déraisonnables. Plus le potentiel de développement bénéfique d’un objectif à atteindre est important, plus votre cerveau créera de l’anxiété et du stress suite au non accomplissement de ces objectifs.

Ceci suggère aussi que le sens commun de réduire vos ambitions à un petit nombre d’objectifs raisonnables et très réalisables, peut être un bon conseil à suivre. Plus vous aurez de buts, et plus de fins votre cerveau croira posséder, et de ce fait, plus vous ressentirez de douleur et de peur que l’absence de ces fins va vous causer.

Sur un niveau plus positif, le fait que notre cerveau récompense notre attention en libérant de la Dopamine, veut dire qu’il participe lui aussi à nous diriger vers l’accomplissement. Prêter attention à vos objectifs vous procure un bien être, ce qui vous encourage à passer plus de temps à y penser (et surtout à passer à l’action.)

C’est peut être pour ça que la « visualisation » des résultats (une technique de motivation utilisée par certains gourous de séminaires motivationnels,) ou encore la « représentation par images, » en vous projetant dans l’avenir et vous voyant vous-mêmes en train de profiter de l’accomplissement de vos objectifs, n’a pas de succès en milieux d’études cliniques. (Une motivation artificiellement gonflée ne fonctionne qu’à très court terme, peut être ne sert-elle qu’à ouvrir le porte monnaie des clients ? Qui sait…)

Ca trompe en effet le cerveau affin de nous récompenser pour avoir atteint nos objectifs, même si on ne les a pas encore atteint. Cela dit notre cerveau veut toujours qu’on atteigne les objectifs que nous nous étions fixé. Donc ça nous donne un sens de qui nous sommes à travers nos accomplissements, et c’est bon de le savoir.

1 commentaire:

boulezail a dit…

C'est fou à quel point le monde s'en fout de ce que peut dire un inconnu !

Pourtant, j'ai vu un documentaire très intéressant expliquant (trop brièvement) le lien dopamine creativité motivation action et suis tombée sur votre blog en cherchant des références de recherches (que vous ne mentionnez pas non plus).

Sujet d'actualité, surtout à une époque où tout le monde (de plus en plus déprimé) s'intéresse à tout et surtout à rien.